Miroir, mon beau miroir …

Terme galvaudé et poussiéreux du catéchisme républicain, la morale n’a plus la cote.

Nous parlons aujourd’hui de civisme ou de sens civique, quand il y a quelques décennies nous parlions de “morale”: déposer des détritus sur la voie publique, faire des rodéos motorisés dans les quartiers, mettre les pieds sur les sièges dans le métro … Le fait est que nous ne disons pas : “les gens qui ont déposé ces détritus manquent de morale”, ou “ces jeunes en moto n’ont plus de morale, ou “ce type est amoral ou pire immoral” ! Non,  nous manquons de CIVISME.

Nombreux proverbes tels que “Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’ils te fassent”, proverbe d’un autre temps ou principe né de la parole de Dieu (Évangile de St Matthieu 7, 3) au sujet d’une paille ou d’une poutre dans l’œil (Aïe),  enseignent l’auto-introspection avant de porter un jugement MORAL hâtif sur l’acte d’autrui.

Or, il semble que ce principe d’auto-introspection soit tombé dans les oubliettes de notre mémoire collective.

La preuve en est apportée par deux faits récents dans l’actualité où les tenants de la pensée unique, prétendument majoritaires, se sont dressés, poussant des cris d’orfraie : le premier est l’annulation par l’Australie de sa commande de sous-marins français ; la seconde par l’idée que l’abolition de la peine de mort (dont le rétablissement est souhaité par 55% des Français) est controversée.

Chaque État est souverain et libre ou non de contracter et de changer d’avis. Au temps actuel de l’économie qui l’emporte sur le politique, il semblerait que la géopolitique soit reine. Ses attributs stratégiques dépassent les enjeux économiques et montrent les tensions entre les États. Aujourd’hui, la vague du bon démocrate Biden atteint ses alliés, prêts à se plier à ses moindres désirs. L’Australie, bonne fille du Commonwealth, a rompu le contrat d’achat des sous-marins au bénéfice de la perfide Albion. Les premiers à lever les bras au ciel, à crier à la trahison des kan… pardon des Australiens, ont oublié la tension entre la France et la Russie qui entraînait, il y a quelques années, l’annulation de la commande de Mistral (pas gagnant) par la France. 

Chaque État est donc libre d’édicter ses propres règles, tant que celles-ci sont conformes aux principes de droit. Mais quid d’un principe qui s’appliquerait pour certains et pas pour d’autres ? Le droit à la vie, de la DUDH de 1948, est reconnu par les lois sur le droit à une vie décente, par le droit de naître et par la loi de l’abolition de la peine de mort.

La non-peine de mort, norme absolue du degré de la civilisation d’une nation, principe constitutionnel et d’origine judéo-chrétienne, porté par le cinquième commandement de Yahvé, s’applique en France depuis 1981.  Cette sauvegarde de la vie s’applique à des personnes coupables d’avoir commis des actes odieux mais pas à des innocents dont la seule culpabilité est de vouloir vivre. 

La peine de mort n’est pas totalement abolie.

 

 

 

 

 

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