{"id":5674,"date":"2026-01-27T11:43:46","date_gmt":"2026-01-27T10:43:46","guid":{"rendered":"https:\/\/dunjouralautre.fr\/?p=5674"},"modified":"2026-04-10T11:51:12","modified_gmt":"2026-04-10T09:51:12","slug":"enfance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dunjouralautre.fr\/index.php\/2026\/01\/27\/enfance\/","title":{"rendered":"Enfance"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>A entendre ma m\u00e8re je n&#8217;\u00e9tais pas une enfant facile. J&#8217;\u00e9tais tr\u00e8s souvent dans la lune \u00e0 r\u00eaver de je ne sais trop quoi. J&#8217;avais l&#8217;impression de ne pas \u00eatre dans le m\u00eame monde : je n&#8217;en faisais qu&#8217;\u00e0 ma t\u00eate et cela n&#8217;a pas arrang\u00e9 les relations avec mes parents. T\u00eate de mule, marride grane, gar\u00e7on manqu\u00e9, les qualificatifs ne manquaient pas. Je montais aux arbres, faisait des cabanes, m&#8217;inventais une vie. Je n&#8217;imaginais pas les cons\u00e9quences de mes actes et je n&#8217;imaginais pas non plus l&#8217;impact que ces actes allaient avoir sur ma vie adulte.<\/p>\n<p>Mon premier souvenir, celui qui est au fond de moi depuis toujours est un souvenir de douleur. De fa\u00e7on plut\u00f4t confuse je me sens \u00eatre soulev\u00e9e comme une plume et pr\u00e9cipit\u00e9e sur le rebord de l&#8217;\u00e9vier o\u00f9 coule le robinet. Une main ferme saisit ma main et la place sous le jet d&#8217;eau. Je ne veux pas, \u00e7a me fait mal, je veux retirer la main mais je ne peux pas. Ma m\u00e8re la tient fermement\u00a0 et la maintient sous l&#8217;eau. Je crie de douleur mais rien n&#8217;y fait. D&#8217;autant que du rouge coule aussi et je ne comprends pas : j&#8217;ai peur. Cette situation est nouvelle et je ressens de la peur.<\/p>\n<p>Le matin, je dois me lever pour partir \u00e0 l&#8217;\u00e9cole. L&#8217;\u00e9cole est \u00e0 une bonne demi-heure de marche et maman pr\u00e9f\u00e8rera toujours me mener en voiture. D&#8217;autant que mon fr\u00e8re Philippe vient de na\u00eetre et qu&#8217;il est bien plus pratique et rapide de m&#8217;y mener. Mais pour partir il faut que je sois habill\u00e9e et ayant pris un petit-d\u00e9jeuner. Seulement voil\u00e0, en plus d&#8217;\u00eatre dans la lune, je suis longue pour faire quoi que ce soit. Je suis longue \u00e0 me r\u00e9veiller, \u00e0 me lever, je commence \u00e0 m&#8217;habiller et puis d&#8217;un coup sans crier gare, mon esprit s&#8217;\u00e9gare&#8230; et maman vient me secouer pour que je finisse de m&#8217;habiller.<\/p>\n<p>Pareil pour le petit-d\u00e9jeuner : du th\u00e9 et des biscuits Brun. Je m&#8217;en souviens comme si c&#8217;\u00e9tait hier. Imagine toi que je ne supportais pas le lait \u00e9tant petite : la peau sur le lait me d\u00e9goutait et me semblait \u00eatre la peau qu&#8217;une personne aurait laiss\u00e9 dans le lait. Non seulement dans la lune mais d&#8217;une imagination d\u00e9bordante. A cette \u00e9poque l\u00e0, les petits-d\u00e9jeuners chocolat\u00e9s, muesli et autres c\u00e9r\u00e9ales et pains au lait n&#8217;existaient pas. C&#8217;\u00e9tait du lait, du caf\u00e9 ou du th\u00e9. Il n&#8217;\u00e9tait pas question que je boive du caf\u00e9, donc ce fut du th\u00e9. Pendant que je d\u00e9jeunais p\u00e9niblement sous le regard pressant de ma m\u00e8re, Val\u00e9rie sonnait \u00e0 la porte pr\u00eate \u00e0 partir avec nous \u00e0 l&#8217;\u00e9cole. Camarade de classe depuis toujours Val\u00e9rie habitait au bout de la rue et vivait avec son fr\u00e8re, sa grand-m\u00e8re et sa tante. Cette derni\u00e8re travaillait et ne conduisait pas aussi Val\u00e9rie venait avec nous . Val\u00e9rie \u00e9tait donc toujours pr\u00eate \u00e0 partir avant moi. Jamais, jamais ce ne fut le contraire. Val\u00e9rie assistait impuissante \u00e0 mon effort de me d\u00e9p\u00eacher de finir ce fichu petit-d\u00e9jeuner et lorsque l&#8217;heure \u00e9tait pass\u00e9e je partais le ventre vide&#8230; et \u00e0 moiti\u00e9 habill\u00e9e.<\/p>\n<p>Mon meilleur copain venait de partir vivre ailleurs et je me retrouvais toute seule. Val\u00e9rie est devenue mon amie et j&#8217;\u00e9tais tr\u00e8s souvent chez elle. A la mort du p\u00e8re de ma m\u00e8re, donc mon grand-p\u00e8re Adrien, j&#8217;avais pass\u00e9 quelques jours chez Val\u00e9rie. Mais avant cela j&#8217;\u00e9tais all\u00e9e dire adieu \u00e0 Adrien sur son lit de mort \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital. Je me souviens de sa respiration difficile, asthmatique, sifflante ; il avait les yeux ferm\u00e9s, je l&#8217;ai embrass\u00e9 sur la joue et le go\u00fbt du sel de sa peau m&#8217;est rest\u00e9 sur les l\u00e8vres. Je ne me rendais pas compte de la situation et je remercie mes parents de m&#8217;avoir permis de lui donner ce dernier baiser. &#8211; je pense avec du recul qu&#8217;il n&#8217;\u00e9tait pas conscient de ma pr\u00e9sence.<\/p>\n<p>Adrien avait particip\u00e9 \u00e0 la premi\u00e8re guerre mondiale. Il avait \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 et s&#8217;en \u00e9tait sorti. Jamais il n&#8217;a parl\u00e9 des horreurs de cette guerre. A la fin de la guerre il s&#8217;est mari\u00e9 avec Adelis &#8211; qui pr\u00e9f\u00e9rait se faire appeler Th\u00e9r\u00e8se, son second pr\u00e9nom &#8211; et a eu une premi\u00e8re fille Louisette. Cette petite Louisette est morte tr\u00e8s jeune. Plus tard il a eu Jo, ma m\u00e8re. Mon grand-p\u00e8re me menait acheter des bonbons&#8230; il sentait le tabac \u00e0 pipe, et quand il marchait ses chaussures faisaient un bruit m\u00e9tallique&#8230; Quand je pense \u00e0 lui, mon c\u0153ur fond.<\/p>\n<p>Chez Val\u00e9rie, donc, j&#8217;y suis rest\u00e9e deux ou trois jours, histoire que ma m\u00e8re g\u00e8re la disparition de son p\u00e8re. Je ne me souviens pas \u00eatre all\u00e9e \u00e0 son enterrement. Mon s\u00e9jour chez Val\u00e9rie est un bon souvenir li\u00e9 pourtant au d\u00e9c\u00e8s de mon grand-p\u00e8re. Je crois que je ne l&#8217;ai jamais remerci\u00e9 ni ses parentes non plus.<\/p>\n<p>Mon copain d&#8217;enfance c&#8217;\u00e9tait Michel. Enfant solaire toujours en mouvement, en paroles et d&#8217;une imagination d\u00e9bordante. Troisi\u00e8me enfant d&#8217;une couple ais\u00e9 install\u00e9 dans notre rue, il ne doutait de rien, n&#8217;avait peur de rien, ne craignait rien. Ses origines latines lui conf\u00e9raient un caract\u00e8re appuy\u00e9 d&#8217;un charme qui lui assurait le pardon pour toutes ses b\u00eatises. Ainsi tous les deux nous comblions les trous de serrure des maisons voisines habit\u00e9es ou non de p\u00e9tards que nous allumions&#8230; Nous avons eu beaucoup de chance : personne ne s&#8217;est jamais rendu compte de nos incivilit\u00e9s. Peut-\u00eatre que pour nous les p\u00e9tards \u00e9taient semblables \u00e0 des bombes&#8230; Avant que ma m\u00e8re n&#8217;ait le permis de conduire c&#8217;\u00e9tait la maman de Michel qui nous menait \u00e0 l&#8217;\u00e9cole. Nous d\u00e9posions en premier Sylvaine, la grande s\u0153ur de Michel \u00e0 l&#8217;\u00e9cole des grands, l&#8217;\u00e9cole normale, rue Paul Martin. Ensuite nous prenions la grande mont\u00e9e du mus\u00e9e avec cette petite voiture, une Simca 1000. La maman de Michel sentait toujours bon et quand je me rendais chez elle, Maria leur bonne, \u00e9tait toujours en cuisine \u00e0 pr\u00e9parer le repas ou faire cuire quelques g\u00e2teaux et Michel et moi avions toujours droit \u00e0 quelques friandises. Mais Michel n&#8217;\u00e9tait pas dans la m\u00eame classe que moi et je le retrouvais pendant la r\u00e9cr\u00e9, alors il \u00e9tait avec d&#8217;autres gar\u00e7ons&#8230; et \u00e7a ne m&#8217;allait pas.<\/p>\n<p>Le soir, la rue s&#8217;animait. Apr\u00e8s avoir fini de pr\u00e9parer le repas, Jo rejoignait les voisins et tous jouaient \u00e0 la p\u00e9tanque. Livr\u00e9e \u00e0 moi-m\u00eame je divaguais avec Michel. Nous ne nous \u00e9loignions jamais tr\u00e8s loin et rentrions d\u00e8s que nous entendions l&#8217;appel des mamans pour le repas.<\/p>\n<p>Mais un soir, ce fut diff\u00e9rent. Lasse de jouer dehors,\u00a0 je rentrais. Point de joueurs de boules dans la rue. La\u00a0 porte de ma maison \u00e9tait ferm\u00e9e \u00e0 cl\u00e9. Tout \u00e9tait ferm\u00e9 ! Je ne pouvais pas rentrer chez moi ! Je tapais \u00e0 la porte, personne ne venait ouvrir. Papa, Maman ouvrez ! Je tapais, je tapais&#8230; je ne sais pas combien de temps j&#8217;ai tap\u00e9 sur cette porte. Persuad\u00e9e qu&#8217;ils ne m&#8217;entendaient pas, je d\u00e9cidais de frapper plus fort et m&#8217;armais d&#8217;un marteau trouv\u00e9 &#8211; je ne sais pas o\u00f9 ? &#8211; pr\u00eat\u00e9 par Michel ? Michel \u00e9tait avec moi et \u00e9tait aussi afflig\u00e9 que moi. Je tapais sur la porte en bois mais cette fois avec le marteau ! L&#8217;empreinte de la forme du marteau s&#8217;enfon\u00e7ait dans le bois tendre. La porte d&#8217;entr\u00e9e de ma maison a gard\u00e9 une vingtaine de coup, en m\u00e9moire de cette soir\u00e9e. Mes parents \u00e9taient simplement all\u00e9s chez le voisin apr\u00e8s la fin de la partie de boules. M&#8217;en avaient-ils inform\u00e9e ou \u00e9tais-je encore dans la lune quand je recevais l&#8217;info ? Je n&#8217;en sais trop rien.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s le d\u00e9part de Michel ce ne fut plus pareil. Val\u00e9rie n&#8217;\u00e9tait pas Michel. Je n&#8217;ai plus jamais revu Michel. Et c&#8217;est le c\u0153ur gros que je pense \u00e0 lui.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9cole n&#8217;\u00e9tait pas mon endroit pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 loin de l\u00e0. J&#8217;ai fait toute ma scolarit\u00e9 dans le m\u00eame \u00e9tablissement priv\u00e9 catholique qui \u00e0 l&#8217;\u00e9poque \u00e9tait tenu par des religieuses. Elles \u00e9taient adorables, toujours souriantes, attentives au moindre bobo, et malgr\u00e9 cet environnement je n&#8217;y \u00e9tais pas \u00e0 l&#8217;aise. Abandonn\u00e9e par ma m\u00e8re aux premi\u00e8res lueurs du jour, entour\u00e9e du brouhaha incessant des enfants de mon \u00e2ge, je ne comprenais pas. Quel est le but ? Je me replongeais dans mon monde, fermais les \u00e9coutilles&#8230; Quelquefois je prenais conscience de mon entourage : je me souviens \u00e9couter une histoire, celle de Samuel &#8220;-Me voil\u00e0 &#8211; Retourne te coucher mon enfant&#8221; Trois fois cet enfant s&#8217;est lev\u00e9 parce que l&#8217;adulte l&#8217;appelait. Trois fois et chaque fois Samuel se recouchait. Quelle id\u00e9e !<\/p>\n<p>Le premier jour o\u00f9 il m&#8217;a fallu rester \u00e0 la cantine je cherchais \u00e0 m&#8217;enfuir, courant en direction de la porte d&#8217;entr\u00e9e, rattrap\u00e9e par Brigitte\u00a0 &#8211; la grande s\u0153ur de Mich\u00e8le &#8211;\u00a0 persuad\u00e9e que ma m\u00e8re m&#8217;attendait derri\u00e8re cette porte. M&#8217;avait-elle avertie de la cantine le matin m\u00eame ? ou \u00e9tais-je dans la lune une fois de plus ?<\/p>\n<p>Quelques fois je partais p\u00eacher avec mon p\u00e8re sur les bords du torrent Bl\u00e9one. Une eau grise, bruyante et dansante tournoyait entre les pierres rondes. Mon p\u00e8re lan\u00e7ait la &#8220;ligne&#8221; et nous attendions. Je restais assise essayant de fixer le bouchon dans les tourbillons et cette attention laissait rapidement place \u00e0 mon escapade : je partais ailleurs, je n&#8217;\u00e9tais plus attentive \u00e0 mon environnement, je ne sais pas o\u00f9 je m&#8217;en allais&#8230;<\/p>\n<p>Un jour, je devais fouiller dans le bas de l&#8217;armoire dans la chambre de mon grand-p\u00e8re Adrien quand d&#8217;un coup l&#8217;armoire m&#8217;est tomb\u00e9e dessus par le jeu du contre-poids. Je pesais trop sur le tiroir bas de l&#8217;armoire et l&#8217;armoire qui n&#8217;\u00e9tait pas tenue au mur par l&#8217;arri\u00e8re m&#8217;est tomb\u00e9e dessus. Mon ange gardien \u00e9tait l\u00e0. Je n&#8217;ai eu aucun mal : la porte de l&#8217;armoire, entra\u00een\u00e9e par la chute s&#8217;est ouverte et m&#8217;a prot\u00e9g\u00e9e. J&#8217;ai encore cette armoire\u00a0 et pour rien au monde je ne m&#8217;en s\u00e9parerai.<\/p>\n<p>Maman avait une dame qui venait l&#8217;aider pour les taches m\u00e9nag\u00e8res Mme M.. Un jour cette dame est venue avec sa fille un petit peu plus \u00e2g\u00e9e que moi. Heureuse de sa pr\u00e9sence, je la laissais faire selon ses envies. Nous jouions dans le sous-sol, livr\u00e9es \u00e0 nous-m\u00eames dans un endroit sombre, riche de bric-\u00e0-brac, males, outils et objets de toutes sortes. Nous e\u00fbmes soif et je me souvenais avoir aper\u00e7u dans la cave \u00e0 vin des bouteilles de limonade de mon p\u00e8re. Aussit\u00f4t dit, aussit\u00f4t fait. Nous buvions au goulot la fameuse limonade qui se trouvait \u00eatre&#8230; de la gniole ! Le peu que j&#8217;en ai bu m&#8217;a rendu pompette bien s\u00fbr !<\/p>\n<p>Quand je me rendais chez Michel et que je tirais la chasse d&#8217;eau apr\u00e8s un pipi, je remarquais une odeur agr\u00e9able venant de l&#8217;eau de la chasse qui se transformait en petites bulles odorantes. Subjugu\u00e9e par ce ph\u00e9nom\u00e8ne qui m&#8217;\u00e9tait totalement inconnu, je r\u00e9it\u00e9rais dans mes toilettes : rien ne se passait, nulles bulles, nulle odeur fleurie. Je d\u00e9cidais donc de rem\u00e9dier \u00e0 ce manque et attrapait un flacon de shampoing. Je venais d&#8217;en verser une gicl\u00e9e dans la cuvette qu&#8217;une main m&#8217;attrapait par les cheveux : ma m\u00e8re alert\u00e9e par la litanie de chasse d&#8217;eau se tenait en embuscade et stoppait net mon exp\u00e9rience.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>cuite<\/strong><\/p>\n<p><strong>petards<\/strong><\/p>\n<p>rita<\/p>\n<p><strong>val\u00e9rie<\/strong><\/p>\n<p><strong>michel carta<\/strong><\/p>\n<p>le vomi dans les escaliers<\/p>\n<p>mireille roux<\/p>\n<p><strong>jouer aux boules<\/strong><\/p>\n<p><strong>taper \u00e0 coup de marteau dans la porte<\/strong><\/p>\n<p>jouer du piano et casser les touches<\/p>\n<p><strong>couper les doigts dans le vetilateur<\/strong><\/p>\n<p>ma communion en voiture aec mon papa<\/p>\n<p><strong>\u00e0 la p\u00eache avec mon papa<\/strong><\/p>\n<p>les vacances \u00e0 la mer dans le train la perte de l&#8217;argent<\/p>\n<p>les pots de fleurs dans la rue<\/p>\n<p>le ski dans la rue<\/p>\n<p>ma fugue avec philippe<\/p>\n<p>le travail de mon papa<\/p>\n<p>mon \u00e9cole<\/p>\n<p><strong>demi pensionnaire la fille arnaud<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; A entendre ma m\u00e8re je n&#8217;\u00e9tais pas une enfant facile. 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