Le projet : mettre trois ruches sur une parcelle sous la maison.
1 – Formation au rucher école de CUNLHAT pour une première approche des abeilles.
J1-13 – L’abeille – Son environnement – Son rôle et ses besoins
J1-14 – Les différents modèles de ruches
J1-15 – La tenue et le petit matériel nécessaire à l’apiculteur
J1-16 – L’enfumoir – Utilisation
J’ai passé en revue les différents systèmes d’exploitation des abeilles. Le système de la ruche Warré nous correspond très bien : faible production, liberté et autonomie du cheptel, deux à trois visites par an… bref peu d’entretien.
Je choisis une ruche Warré en promo chez Naturapi avec 4 éléments : les deux premiers du bas seront le corps de la ruche et je mettrai au dessus les éléments pour la production de miel au fur et à mesure du développement de la ruche. A savoir qu’un des éléments est vitré et permet ainsi sans déranger les travailleuses de voir où en est leur bien-être et leur production.
Six cadres filés seront au milieu du corps.
Deuxième journée de formation.
Connaissance physiologique de l’abeille.
Manipulation et observations in situ.
1 Anatomie et Morphologie de l’abeille
2 Le cycle de vie de l’abeille
3 Les acteurs de la colonie et leurs missions


La maison des copines est prête. Il ne me reste qu’à trouver les occupantes…
Les copines seront livrables fin mai. Il s’agit d’un essaim avec reine du frère Adam, donc Buckfast sur ruche format Warré ( j’attends la confirmation ) pour 144€, ruchette consignée à 50€.
J’ai trouvé plusieurs sites interessants pour les Warré :
le forum : http://www.ruchewarre.net/index.php
La troisième journée de formation s’est focalisée sur l’essaimage, les divisions, les maladies des abeilles.
J3-12 Les différentes cellules royales
J3-13-1 Créations – Multiplication – Divisions
J3-15-1Piégeage du varroa dans le couvain de mâles
J3-14-1 Les maladies des abeilles et du couvain
En 1966, on se rend compte que Varroa Jacobsoni (son appelation jusqu’en 2000. Après cette date il s’appelle Varroa Destructor) prolifère sur le couvain de males et le couvain d’ouvrières d’Apis mellifera alors que sur Apis cerena, qui résiste à ce parasite, il ne se reproduit que sur le couvain de males. Très vite on se rend compte que c’est un gros problème et à l’arrivée de ce parasite en France au début des années 1980, il est demandé aux apiculteurs de déclarer la présence dans leur rucher : les ruchers sont détruits par les pouvoirs publics et très rapidement les apiculteurs ne déclareront plus.
Il se met en place une recherche de molécules pour lutter contre le varroa. Mais les mauvaises pratiques, les doses augmentées, les contact trop long avec les molécules provoquent la résistance des parasites :
Résistance à l’APIVAR, au THYMOL, TOFLUVALINATE, AMITRASE, et l’idée d’imprégner des languettes de bois insérée dans la ruche est venue. Seulement une petite population de varroa reste, résiste au traitement.
APISTAN sort en 1989 sur des lanières, traitement très onéreux et 1992 premières résistances au produit.
Alors on essaie l’AMITRASE (produit insecticide des bovins). Mais il n’y a pas d’obligation de traiter le varroa. Les inserts AMITRASE étaient dangereux masque FFP3… jusqu’à l’homologation d’APIVAR en 1997/1998
Puis le THYMOL, déjà utilisé en Italie. Traitement qui réussissait dans les années 2010.
Puis résistance au THYMOL. L’APIVAR, aide du département pour traiter les ruches. Puis résistance à l’APIVAR.
Puis l’ACIDE OXALYQUE, efficace sur les abeilles et pas sur le couvain. Méthode d’encagement pour se retrouver hors couvain. Puis on a appris à compter les varroas avec du sucre glace. Vision du taux d’infestation pour savoir s’il faut traiter ou pas. Observatoire, visites, comptages, les méthodes bio-techniques doivent etre mises en oeuvre de façon académique.
En 2018/2019, insert de cellulose imbibée de GLYCERINE et ACIDE OXALYQUE traitement de 6 semaines ALUEN CAP résultats aléatoires et résistance qui se développe.
Il faut enlever varroa de la ruche. Action mécanique.
Quel avenir si résistance à l’acide oxalyque ? Retrait de couvain successif.
En voici les méthodes :
TRAITEMENT CONTRE LE VARROA AVEC ENCAGEMENT DE LA REINEhttps://audioblog.arteradio.com/blog/232263/l-onde-essaimeuse-le-podcast
En montagne, les colonies effectuent une véritable rupture de ponte
L’encagement de la reine durant 24 jours
A J0, chercher la reine et la mettre dans une cage entre les deux premiers cadres de couvain
Récolter le miel entre J10 et J15 et on peut aussi prélever des cadres pour faire des essaims
Entre J0 et J24, naissance de tout le couvain
A J24 on libère la reine et traitement par dégouttement (Varromed, Varroxal, Apibioxal, Oxybee ET DONNER A MANGER ou traitement par sublimation à J28
Contrôle à J38 (ponte, réserves…)
TRAITEMENT CONTRE LE VARROA SANS RECHERCHE DE LA REINEhttps://youtu.be/eceGXzot6qs?si=Bp_d0S6VhQ2NsgNp
Il faut deux corps de ruche, des cadres de partition et une grille à reine.
On pratique en deux temps :
premier temps
D’un corps de ruche B on enlève trois cadres de couvain en faisant attention de ne pas prendre la reine (secouer les abeilles sur le corps) et on place ces trois cadres de couvain dans un autre corps H. On partitionne afin que l’espace à chauffer ne soit pas trop important. On partitionne également le corps du bas B en ne laissant que deux cadres à pondre par la reine. On partitionne de façon à créer un effet “cheminée” chaude (tous les cadres du même côté), on pose une grille à reine sur B, puis on pose le corps H et enfin on referme.
Conséquences : pendant 24 jours la colonie du haut H aura nourri le couvain qui sera né et dans le corps du bas B la reine aura pondu un nouveau couvain qui abritera tout au long des 24 jours tous les varroa.
second temps :
Au 24e jour on descendra le corps du haut H et le placer en bas. On enlève la grille à reine et on fait tomber toute la colonie des abeilles avec reine du corps bas B dans le corps haut H (avant de les faire tomber on inspecte les deux cadres à la recherche de la reine qu’on peut facilement trouver puisqu’il n’y a que deux cadres). On traite ce corps de ruche à l’ACIDE OXALYQUE par dégouttement le jour même, on départitionne, on met d’autres cadres à pondre, on nourrit et on ferme la ruche.
On détruit tout de suite le couvain du corps B plein de varroa (congélation, feu, poules après congélation…)
On réitère le traitement à l’ACIDE OXALIQUE 4 jours soit au 28e jour.
Effets :
La reine va pondre un couvain sans varroa et faire naître des abeilles non infectées qui seront fortes pour passer l’hiver. C’est donc un traitement qui s’effectue en août pour que la nouvelle ponte s’effectue en septembre, et les nouvelles abeilles naîtront minimum 21 jours après, prêtes à hiverner.
Il faut reflechir en retro-planning et se dire que si au 10 octobre ma colonie commence à hiverner, il faut que la ponte de la reine ait lieu le 19 septembre. Le 19 septembre étant le jour 24, il faut que j’effectue la première manoeuvre de l’opération vers le 25 août, soit deux mois moins quinze jours avant leur hivernation.
Si je pense que ma colonie va commencer à hiverner vers le 15 septembre, je débuterai l’opération le 1e août.
Tout dépendra des conditions climatiques.
Sur le même sujet voir https://abeilleduforez.tetraconcept.com/dossiers-techniques/sanitaire/le-varroa/#:~:text=La%20p%C3%A9riode%20hors%20couvain,mois%2C%20en%20abse